Le droit à la communion eucharistique L’ÉCLAIRAGE DU CANONISTE



Kawtalmag. Bonjour mon père, c’est déjà le Carême, et la montée vers Pâques nous exige une certaine tenue en Église : La prière, le jeune, le partage, la pénitence, mais aussi la communion eucharistique. On a souvent constaté l’embarras de certains chrétiens qui ne savent pas s’ils doivent communier ou pas, comment doit-on s’approcher de la communion, ou encore quels sont les bienfaits de la communion ? À ces propos, nous souhaitons l’éclairage du spécialiste que vous êtes.
Ab. Jean Paul. Bonjour et merci de me donner l’occasion d’éclairer la lanterne de nos fidèles. Voyez-vous, par le baptême, nous sommes incorporés au Christ qui nous fait devenir membre de son corps. Ainsi, pour vivre toujours uni à Lui et à l’Église, « la Sainte Eucharistie
achève l’initiation chrétienne ». En général, l’Église nous demande d’être en état de grâce pour une prise fructueuse de la communion.
Kawtalmag. Concrètement mon père, qui peut s’approcher de la table eucharistique ?
Ab. Jean Paul. « Tout baptisé qui n’en est pas empêché par le droit peut et doit être
admis à la Sainte Communion » (cc 912 / 1983). Ceci dit, tout chrétien du fait d’être baptisé
est admis à la table du Seigneur. Le ministre ne saurait refuser la communion, seulement
s’il connait, au for externe, une situation contraire à la dignité du sacrement. Par exemple,
le droit écarte de la Sainte communion les excommuniés, les interdits quand cette peine a été
infligée ou déclarée, ainsi que tous ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste. Toutefois, la condition extérieure du canon 912 doit accompagner des dispositions intérieures. Autrement dit, celui « qui a conscience d’être en état de péché
grave ne célébrera pas la messe ni ne communiera » sans se confesser, sauf s’il se trouve dans l’impossibilité. Par ailleurs, il doit faire un acte de contrition parfaite, qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt (cf. cc.916/1983).
Kawtalmag. Comment s’approcher de la communion ?
Ab. Jean Paul. Bien évidemment, s’approcher de la communion suppose rencontrer
quelqu’un : Jésus. Cette rencontre nécessite une préparation minutieuse et consciente, qui consiste à être en état de grâce. C’est-à-dire, ne pas être dans un état de péché grave et même mortel. Et le cc. 916/1983 nous dit de faire le plus tôt possible la confession pour renouer le lien rompu avec Dieu et la grande communauté chrétienne. Pour ce qui est des
enfants, ils doivent avoir une connaissance suffisante et être soigneusement préparés pour que dans la mesure de leur capacité, ils comprennent bien le mystère du Christ afin qu’ils reçoivent le Corps du Christ avec foi et piété (cf. cc. 913§1)
Kawtalmag. Que nous apporte la communion ?
Ab. Jean Paul. Dans Le catéchisme de l’Église Catholique nous avons un bon résumé
de ce que nous donne la communion. Elle accroit notre union au Christ et renforce l’union
des fidèles entre eux dans la foi et la charité. Elle nous sépare du péché tout en assurant
l’unité du corps mystique du Christ. La communion fait l’Église et engage envers les pauvres. C’est justement ce qui est dit aux numéros 1416 et 1417, « la Sainte communion au corps et au
sang du Christ accroît l’union du communiant avec le Seigneur, lui remet les péchés véniels et le préserve des péchés graves. Puisque les liens de charité entre le communiant et le Christ sont renforcés, la réception de ce sacrement renforce l’unité de l’Église, corps mystique du
Christ. L’Église recommande vivement aux fidèles de recevoir la Sainte communion
quand ils participent à la célébration de l’eucharistie ; elle leur en fait obligation au moins une fois par an »
Kawtalmag. Merci mon père et bon temps de Carême !
Ab. Jean Paul. C’est moi qui vous remercie, pareil pour vous.

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