LE PRÊTRE PEUT-IL REFUSER DE DONNER LE SACREMENT DE PÉNITENCE ET DE RÉCONCILIATION ?



Le prêtre, ministre de la miséricorde de Dieu et de sa joie, ne peut se résoudre qu’avec tristesse à un refus. Et si refus il y a, il sera toujours fait avec pédagogie afin d’ouvrir un chemin pour le demandeur. Les cas sont heureusement très rares. J’en vois deux.

Le premier est la non-appartenance à la communauté catholique du confessant, car un sacrement est toujours reçu dans la communauté ecclésiale à laquelle on appartient. Il arrive que des non baptisés ou des chrétiens d’autres confessions viennent voir un prêtre, principalement dans les sanctuaires et lieux de pèlerinage, car ce moment est source de conversion pour la personne. Faute de ne pouvoir donner le sacrement, après avoir prier avec la personne, le prêtre veillera à accompagner au mieux sa démarche en l’orientant vers les personnes idoines.

Le deuxième cas est la non adéquation entre la démarche de la personne qui vient et ce que le sacrement représente. Le Sacrement est un sacrement de conversion et pas seulement un processus de purification du passé. Il est tout entier tourné vers l’avenir. Si l’absence de désir de conversion est manifeste, alors le ministre sera contraint de reporter à des temps plus favorables le don sacramentel. Face à ce report, le prêtre porte évidement de manière encore plus particulière dans sa prière le chemin de conversion de cette personne afin qu’un jour elle puisse bénéficier pleinement des dons de Dieu.

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