RESPECTE-T-ON LA LIBERTÉ DE NOTRE ENFANT EN LE FAISANT BAPTISER BÉBÉ ?



C’est une louable question : la foi ne peut en effet se vivre que dans la liberté.

Mais en fait, quand on regarde de près, le seul qui lie sa liberté de manière définitive lors du baptême, c’est Dieu. Quoi qu’il arrive, quel que soit le chemin du baptisé, Dieu est engagé dans la fidélité vis-à-vis de celui-ci. Comme le dit Paul, « il restera fidèle car il ne peut se renier lui-même ».

Ceux qui s’engagent ensuite, ce sont les parents qui s’engagent à donner une suite au baptême, en transmettant les éléments de la foi à leur enfant. Et cela, ils le font en respectant la liberté de l’enfant de la même manière qu’on respecte un enfant en lui donnant n’importe quelle éducation. Respecte-t-on la liberté d’un enfant en lui donnant la vie sans qu’il l’ait demandée ? respecte-t-on la liberté de l’enfant en le nourrissant, en lui donnant le meilleur de nous ? de même en lui imposant une langue, une culture… On opte pour l’enfant en fonction de ce que l’on croit être le meilleur. Evidement, un choix est fait sans que l’enfant ne donne son accord, mais pour autant la liberté de l’enfant n’est pas menacée.

Plus tard il choisira ce qu’il fait de sa vie, de cette culture… mais pour vivre libre et pouvoir partir, il faut bien partir de quelque part… Donner à l’enfant une base de départ, c’est lui permettre de vivre libre plus tard.

En la matière, ce qui est vrai pour la vie profane est vrai aussi pour la vie spirituelle.

Le baptême est d’abord un don de Dieu. Par la suite l’enfant, puis l’adolescent, puis l’adulte aura à faire le choix de Dieu. Peut-être ne le fera-t-il pas. Pour l’instant, on lui offre un cadeau. Et ce cadeau n’a pas de conséquence matérielle sur lui… (il ne subit aucune marque extérieure indélébile en son corps par exemple). Si l’enfant décide de ne pas vivre de son baptême, de ne pas utiliser ce cadeau, il est libre de le faire ; rien ne l’en empêche. En revanche, ne pas ouvrir l’enfant à la vie spirituelle très tôt peut altérer la liberté de l’enfant car c’est en ouvrant des portes qu’on crée un espace de liberté. La transmission de la foi fait partie de l’ouverture à des chemins qui rendent libres.

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