Le Carême : Sens et Signification



L’Archidiocèse de Garoua comme tous les autres Diocèses du monde, accorde une importance capitale à la pratique du Carême vécu dans la foi. Pour ses enfants que nous sommes, le Carême nous aide à bien discerner les priorités de notre vie. De fait, le Carême est une
période de quarante jours qui rappelle, non seulement le séjour dans le désert de notre Sauveur Jésus-Christ, après son baptême, mais aussi les quarante années du peuple d’Israël entre l’Égypte et la terre promise. C’est donc une période de prise de conscience véritable de notre finitude, du rejet du mal et de tout ce qui y conduit, bref il appelle à la conversion. Le sens véritable du Carême est de revenir à l’essentiel et de considérer le superflu et l’accessoire
à leur juste place. C’est donc un temps de l’expérience intime que tout chrétien doit revivre afin de bien se préparer à la victoire Pascale.
Les cendres pour la prise de conscience
Le Carême débute le Mercredi des Cendres et s’achève le Jeudi Saint avant la Messe de la Cène du Seigneur (les cinq dimanches de carême et le dimanche des Rameaux ne sont pas des
jours de pénitence, mais plutôt, ils rappellent la victoire du Christ sur la mort, donc jours de fête et de joie). L’imposition des Cendres que nous recevons durant la messe de ce mercredi
signifie notre condition de pêcheur. Dit autrement, nous sommes poussière et nous retournerons à la poussière. Voilà pourquoi, le symbolisme des cendres indique la condition de
faiblesse de l’homme qui avance vers la mort ; d’où l’importance des prières et des supplications ardentes pour que Dieu lui vienne en aide.
Les trois « P » pour se convertir
Durant ce moment, l’Église insiste sur la prière, la pénitence et le partage ; communément acceptés comme étant les trois exigences du Carême. Ces moyens expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. En effet, la prière est pour tout chrétien, l’aliment qui donne l’énergie et propulse vers Dieu ; la pénitence par
contre, rétablit notre relation avec le prochain, nous éloigne des appétits de la chair, en accroissant en nous le désir de pratiquer les oeuvres de la miséricorde corporelle et spirituelle. Les deux conduisant au partage qui peut encore se comprendre dans l’effort du Carême.
Le jeûne pour la croissance spirituelle
Tous ceux qui sont en bonne santé et qui distinguent leur droite de leur gauche peuvent pratiquer le jeûne et l’abstinence. Ils doivent les observer
de manière stricte le mercredi et le vendredi. Généralement, il est recommandé aux chrétiens de se priver de la consommation de l’alcool (Bil-bil, Arki, etc.) ; de viande ; de se désactiver
de sites de rencontres et des pratiques qui affaiblissent la vie de foi. Toutefois, l’on ne doit pas vivre le jeûne et l’abstinence comme une imposition, mais plutôt comme un moyen concret de croissance spirituelle.
Le chemin de croix pour aimer
Le chemin de croix pratiqué généralement
le vendredi est aussi un exercice spirituel important qui nous fait vivre les moments douloureux de la vie de Jésus. Cet exercice favorise la mortification et le désir de se mettre à la place de l’autre afin de partager ses souffrances. Le Carême devrait nous conduire à renouveler
notre vie de foi. Le chrétien prendra le temps de prier, d’adorer le Christ Eucharistie, de faire un examen de conscience chaque soir. Ainsi, nous bénéficierons durant ce temps fort des
grâces divines qui conduisent à la Résurrection.

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