MARCHE POUR LA PAIX À GAROUA



ARCHIDIOCÈSE DE GAROUA
JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
MARCHE POUR LA PAIX À GAROUA

Des branches de Nimier à la main, une centaine de croyants, représentatifs des catholiques, protestants et musulmans ont participés, ce 2 janvier 2021 à Garoua, à la Marche pour la paix, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix.

2 janvier 2021, c’est la date qui a été choisie par la Communauté Sant’ Egidio et la Commission Diocésaine Justice et Paix pour la traditionnelle marche pour la paix dans les artères de la ville de Garoua. L’itinéraire Poste Centrale – Cathédrale en passant par la pharmacie du Nord a été parcouru sans lassitude. Le prétexte de la marche : la 54éme Journée mondiale de la paix, célébrée cette année autour du thème : la culture du soin comme parcours de paix.

Aux côtés de la Communauté Sant’ Egidio et de la Commission Justice et Paix, on a noté pendant la marche, une forte présence des pasteurs protestants, des fidèles de la presbyterian Church, la communauté musulmane, représentée par le délégué de l’Iman de la Mosquée centrale de Garoua, une bonne colonne des Mejistes de l’Archidiocèse de Garoua et de nombreux fidèles catholiques, parmi lesquels beaucoup de jeunes.

Cette marche a commencé par une prière, elle a été rythmée par la prière de chapelet et des chants de louange à Dieu. Parvenue à son point de chute, la marche s’est muée en une rencontre œcuménique et interreligieuse pour la paix au Cameroun et dans nos familles respectives. On a donc vu passée tour à tour : l’aumônier diocésain de la communauté Sant’ Egidio, le président sortant du CEPCA, le représentant de l’Iman de la Mosquée centrale de Garoua pour qui, il n’y a aucune religion sur terre qui appellerait au contraire de la paix. La paix c’est même le nom du tout puissant Allah. Et toute personne qui croit et espère rencontrer son créateur, ne voudrait autre chose, si ce n’est la paix. Le Rev. Pasteur Bah Geoffrey de l’Eglise presbytérienne a rappelé que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais le plein accomplissement de la justice.

Mgr Faustin Ambassa Ndjodo quant’à lui, reprenant en ses propres termes, le pape François, affirme : pour que la paix se construise, il faut que nous soyons un peu plus proactif, il ne suffit pas de ne pas avoir des problèmes entre nous pour se dire des artisans de paix, il faut acter, il faut travailler, il faut s’engager dans la paix. Ainsi donc, pour prendre soin des autres ajoute le prélat, nous connaissons tous le chemin des œuvres de la miséricorde : donner à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, des vêtements à ceux qui sont nus, accueillir les pèlerins, assister les malades, visiter les prisonniers et ensevelir les morts. En faisant ainsi, nous faisons une démarche de paix. Le Coordinateur de la Commission Justice et Paix prendra enfin la parole pour les remerciements, le tout mis en musique par l’abbé Romain Mbam, Maître de la cérémonie.

Comme on peut le voir sur la photo de famille, et pendant le festin qui a sanctionné cet après-midi pour la paix, tous se sont accordés pour dire que la paix est primordiale, qu’elle devrait être plus profonde que la simple coexistence pacifique pour devenir des actes concrets qui prennent en compte le soin des autres. Matérialisant leurs dires, les marcheurs ont effectué une quête pour le soin des prisonniers de la prison centrale de Garoua. Comme quoi, dire c’est faire.

La culture du soin comme parcours de paix, pour Codicomg, je suis Philippe Tchimtchoua, le communicant de la paix, depuis la colline de la cathédrale sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Garoua, bonne année de Paix à tous.