Préparons le jour du Seigneur Quatrième dimanche de Pâques



Archidiocèse de Garoua, Our Lady of Divine Mercy Parish
Préparons le jour du Seigneur ! Quatrième dimanche de pâques « A »
Recevoir la vie en abondance… Par Abbé Philippe Tchimtchoua

Bien aimés de Dieu, chers frères et sœurs, la semaine dernière nous avons longuement parlé du Covid-19. Il est d’actualité. On ne peut ne pas en parler. Il faut bien en parler pour sensibiliser. La menace étant réelle. Mais déjà, une lueur d’espoir commence à se faire sentir. Des propositions de traitement arrivent de part et d’autre.
On parlait déjà de la Chloroquine avec le docteur Raoult, on parle aujourd’hui des traitements à base de plantes africaines comme le Covid-organics de Madagascar, le Manacovid de la RDC et du traitement de Mgr Samuel Kleda. C’est dire que malgré la gravité de la situation, le coronavirus est une maladie que l’on peut soigner. Il ne pouvait en être autrement. Jésus, Bon Pasteur, soigne ses brebis malades. Il est venu apporter la vie en abondance. Et le premier signe extérieure de la vie en abondance c’est bien la santé.
Bien aimés de Dieu, chers frères et sœurs, bon dimanche ! Nous célébrons le quatrième dimanche du temps de pâques, dimanche dit, du bon pasteur, et journée mondiale de prière pour les vocations. Une occasion pour proclamer avec insistance la résurrection de Jésus. En effet, pendant les sept semaines que va durer le temps de pâques, l’église ne fera qu’annoncer avec insistance la résurrection de Jésus. Et ce dimanche justement, le ressuscité se présente comme étant le Bon Pasteur. Il conduit et soigne ses brebis. Il leur donne la vie en abondance. Il guérit les malades atteint du Covid-19, comme il le fait avec tous les autres malades.
Dans la première lecture, Pierre proclame la gloire du ressuscité : « ce même Jésus que vous avez crucifié, dit-il, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ ». Celui qui l’accueil, et se converti, reçoit le pardon de ses péchés, le baptême et l’Esprit Saint. Dans la deuxième lecture, le ressuscité est présenté comme celui qui guéris par ses blessures. Par ses plaies, il guérit le Covid-19. Il est le Berger vers qui, l’homme retourne quand il est égaré. Celui vers qui nous devons retourner dans cette situation de pandémie. De même, dans l’évangile, Jésus est le Bon Berger qui connait, qui veille, qui soigne (Is40, 11), qui protège, qui guide, qui rassemble (Jr23, 3) et qui va à la recherche de la brebis égarée. Nous voulons cependant, nous intéresser au Bon Berger, comme étant celui qui soigne et qui donne la vie en abondance.
Quand Jésus dit qu’il est venu pour donner la vie et la vie en abondance, il s’agit aussi de la santé spirituelle et physique. Quand il enseigne, il donne la santé spirituelle. Quand il donne a mangé à la foule, il donne la santé physique. Quand il chasse les mauvais esprits, il donne la santé spirituelle et physique. Quand il guérit les malades, il donne la santé physique. Le monde d’aujourd’hui a besoin de santé spirituelle et physique. La vie en abondance, c’est donc une vie qui est debout. La maladie affaiblie, allonge l’homme et diminue la vie en lui. Mais Jésus, Bon Pasteur, relève l’homme couché et affaiblit par la maladie. Saint Irénée de Lyon disait : la gloire de Dieu c’est l’homme debout. Et l’homme debout, c’est l’homme en santé. La santé est donc un signe extérieur de la vie en abondance.
Dans la recherche de la vie en abondance et donc de la santé spirituelle et physique, l’Eglise nous propose la voie de la prière et du traitement par les plantes. Dans la lettre de saint Jacques 15, 5, on peut lire ce qui suit : « Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon (JC, 5, 15). Pour nous chrétien, la première attitude dans la recherche de la vie en abondance et de la santé doit être la prière. La prière nous préserve de la maladie et nous guérie. Vous comprenez pourquoi depuis vendredi, nous sommes en neuvaine. Nous prions pour la santé de l’humanité. Nous croyons que par la force de Dieu, nous guérirons du covid-19 et de toutes les autres maladies.
En plus de la prière, et surtout quand nous sommes déjà malades, ce qui peut arriver à tout le monde, il faut se soigner. Il n’est pas cependant interdit d’utiliser les plantes et les racines pour se soigner. Parlant des arbres fruitiers EZ47 dit ceci : « Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède. Jean, dans sa vision de l’apocalypse 22 parle des arbres de vie donc les feuilles servent à la guérison des nations (Ap22). La recherche de la vie en abondance, passe non seulement par la prière, la suite du Christ Bon Pasteur, mais aussi, par l’utilisation des feuilles, des écorces et tout arbre ayant des vertus médicinales. Seulement, ce recours aux médecines dites traditionnelles ne doit pas nous entrainer dans la magie et la sorcellerie.
Dans notre recherche du bien-vivre, pour reprendre l’expression du pape François dans Querida amazonia, nous devons faire attention à un certain nombre de danger. Selon le catéchisme de l’Eglise catholique du n° 2116 au n°2117 : toutes les formes de divination (prédire l’avenir par des procédés occultes), le recours à Satan et aux démons pour guérir (cf. Dt 18, 10 ; Jr 29, 8) sont à proscrire. La consultation des horoscopes (prédire la destinée de quelqu’un selon son jour son heure et son lieu de naissance), l’astrologie (prédire par l’étude des astres), la chiromancie (prédire l’avenir en interprétant les lignes et les autres signes de la paume de mains), le port des allumettes et toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quand elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui.
Bien aimés de Dieu, chers frères et sœurs, chers amis ! Accueillir la vie en abondance, aujourd’hui, c’est déjà entendre la voix du bon Pasteur qui nous appelle par notre nom ; c’est le suivre vers les vers pâturage où il nous conduit ; c’est prier comme si tout dépendait de Dieu ; mais aussi, quand on est malade, ce qui peut arriver à tout le monde, c’est se soigner en utilisant les techniques modernes et traditionnelles. Seulement, éviter de tomber dans la manipulation des esprits mauvais, de la magie et de la sorcellerie.
Prions aujourd’hui de manière particulière, pour les guérisseurs, les médecins et les chercheurs qui travaillent pour notre santé. Ils participent, aux côtés de Jésus, à nous donner la vie en abondance. Que Dieu bénissent abondemment les guérisseurs qui sont entrain de découvrir le traitement contre le Covid-19.